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Bilan de compétences : 7 idées reçues qui empêchent parfois de se lancer

28 juil.
7 min de lecture

Dernière mise à jour : 26 août


« J'en ai marre de mon boulot ». « Je ne sais pas quoi faire d'autre ». « Je ne sais rien faire d'autre ». « J’aimerais changer, mais je ne sais pas pour quoi » « Je ne me vois faire ça jusqu'à ma retraite »

Ces questions sont fréquentes dans les parcours professionnels.


Pourtant, beaucoup de personnes repoussent l'idée de faire un bilan de compétences. Non pas parce qu'elles n'en ressentent pas le besoin, mais parce qu'elles ont une image parfois très éloignée de ce qu'est réellement cette démarche.


Le bilan de compétences serait réservé aux personnes de 40 ans environ envisageant une reconversion, aux salariés en difficulté ou à celles et ceux qui ont déjà un projet bien défini.


En réalité, un bilan de compétences est avant tout un outil pour prendre du recul, mieux comprendre son parcours et construire la suite de manière réfléchie, sans rester bloqué dans les mêmes questions pendant des mois… voire des années.


Voici les idées reçues que j'entends le plus souvent.




idée reçue


Idée reçue n°1 : « Un bilan de compétences, c’est uniquement quand on veut changer de métier »


C’est probablement l’idée reçue la plus répandue.

Oui, le bilan de compétences peut accompagner une reconversion professionnelle.

Mais il répond aussi à de nombreuses autres situations :

  • perte de sens ou de motivation ;

  • préparer une évolution professionnelle, une mobilité interne ;

  • perte de confiance après une période difficile (maladie, épuisement, changement...) ;

  • risque de rupture, d'épuisement professionnel

  • recherche d'un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

  • ...


Parfois, le bilan confirme que le métier exercé correspond toujours, mais qu’un changement d’environnement, de missions ou de conditions de travail est nécessaire.

L’objectif n’est pas forcément de changer de métier mais de faire des choix professionnels plus conscients.



Idée reçue n°2 : « Il faut déjà savoir ce que l'on veut faire ou avoir un début d'idée de projet avant de commencer »


Beaucoup de personnes pensent qu’elles doivent arriver en bilan de compétences avec un projet déjà construit ou au moins une vague idée de ce qu’elles pourraient faire ensuite.


En réalité, les personnes qui entament un bilan peuvent se situer à des étapes très différentes de leur réflexion.


Certaines n’ont aucune idée de la suite :

« Je ne sais pas du tout ce que je veux faire. Je me sens juste mal au travail »

D’autres commencent à identifier une envie, sans savoir comment la transformer en projet :

« J’ai envie d’évoluer, mais je ne sais pas quelles possibilités existent. »

Certaines ont plusieurs pistes et cherchent à les confronter à la réalité :

« J’ai plusieurs idées, mais je n’arrive pas à choisir, je ne sais pas si ça me convient et si ça peut marcher »

D’autres encore ont déjà une idée plus précise, mais souhaitent la vérifier :

« J’ai une piste de métier, mais je ne sais pas si elle correspond vraiment à mes compétences, à mes envies ou à la réalité »

Le bilan de compétences s’adapte donc à chaque personne et au niveau de maturité du projet.

Il ne s’agit pas forcément de trouver une idée à partir de zéro, ni de valider un projet déjà défini. Il permet avant tout de prendre du recul, d’explorer, de clarifier ses choix et de construire une orientation professionnelle cohérente avec son parcours et ses aspirations.



Idée reçue n°3 : « Si je fais un bilan de compétences, je vais forcément démissionner »


Faire un bilan de compétences ne signifie pas prendre une décision radicale ou quitter son emploi du jour au lendemain.


Bien souvent, les personnes qui entament une réflexion professionnelle n’ont pas un seul scénario en tête, mais plusieurs possibilités (d'ailleurs je les y invite !)


Le bilan permet souvent de construire différents scénarios :

  • un plan A, qui peut correspondre à une évolution souhaitée ou à un projet qui pourrait se concrétiser à court ou moyen terme ;

  • un plan B, qui peut être une alternative réaliste si le premier projet n’aboutit pas ou nécessite davantage de temps ;

  • parfois un plan C, qui permet d’envisager une autre piste à plus long terme.


Ces pistes peuvent concerner des changements très différents :

  • évoluer dans son entreprise actuelle ;

  • changer de poste ou de secteur ;

  • engager une formation ;

  • développer une activité complémentaire ;

  • préparer progressivement une reconversion ;

  • solliciter un temps partiel ;

  • ...


Certaines personnes réalisent, au cours du bilan, qu’elles souhaitent réellement changer de métier. D’autres identifient des ajustements possibles dans leur situation actuelle.


Le bilan n’a donc pas pour objectif de pousser au changement à tout prix.

Il permet surtout de prendre de la hauteur, d’explorer ses options et de faire des choix professionnels plus réfléchis, plutôt que de rester dans une situation subie ou de prendre une décision dans l’urgence.



Idée reçue n°4 : « Un bilan de compétences, c’est uniquement pour les personnes qui vont mal au travail »


Il est vrai que certaines personnes commencent un bilan après ou pendant une période difficile : perte de motivation, fatigue, changement professionnel ou personnel.


Mais attendre d’être en difficulté n’est pas une obligation.

Un bilan peut aussi être une démarche volontaire, lorsque tout va "correctement" mais qu’une question revient : « Est-ce vraiment ce que je veux pour la suite ? »

Faire le point permet parfois d’anticiper, de prévenir l’usure professionnelle et de construire la prochaine étape avec davantage de sérénité.



Idée reçue n°5 : « Je suis trop jeune… ou trop vieux / vieille pour faire un bilan de compétences »


L’âge est souvent un frein imaginaire à la réflexion professionnelle.


Certaines personnes pensent être trop jeunes :

« Je n’ai que quelques années d’expérience, je n’ai pas encore assez de recul ».
« Je devrais d’abord essayer plusieurs postes avant de réfléchir ».
« Un bilan, c’est plutôt pour les personnes de 40 ans, qui ont déjà une longue carrière ».

Pourtant, les premières années professionnelles sont souvent riches en questionnements.

A cette étape de la vie, un bilan peut permettre de mieux comprendre ses forces, d’identifier ce qui donne de l’énergie ou ce qui, au contraire, ne correspond pas à ses attentes, et de construire progressivement un parcours professionnel plus cohérent.


À l’inverse, d’autres personnes pensent qu’il est "trop tard" :


« J’ai passé 20 / 25 / 30 ans dans ce métier, je ne peux pas repartir de zéro, je ne sais rien faire d'autre ».
« À mon âge, je ne trouverais pas un nouveau job ».
« J'ai passé l'âg de me reconvertir ».

Là encore, le bilan permet de porter un autre regard sur son parcours.

Avec les années, nous développons des compétences, des savoir-faire, une capacité d’adaptation, une connaissance de soi et des expériences qui constituent de véritables ressources.


Il n’existe pas d’âge idéal pour faire un bilan de compétences.

  • Un jeune actif peut avoir besoin de clarifier ses premières orientations.

  • Une personne expérimentée peut avoir envie de valoriser autrement son parcours et dévoluer sans forcément tout changer.


Les questionnements ne sont simplement pas les mêmes à 25 ans, 40 ans ou 58 ans... mais le besoin de prendre du recul peut exister à chaque étape de la vie professionnelle.



Idée reçue n°6 : « J’ai déjà fait un bilan de compétences et cela ne m’a servi à rien »


C’est une remarque que l’on entend parfois :


« J’en ai déjà fait un il y a quelques années, mais ça n’a rien changé. »
« J’ai passé des tests, j’ai eu un compte rendu, puis finalement rien ne s’est passé. »

Ce ressenti peut avoir plusieurs explications :


  • Parfois, le moment n’était tout simplement pas le bon.

Un bilan de compétences peut faire émerger des prises de conscience, des envies ou des pistes… mais encore faut-il que les conditions soient réunies pour pouvoir les mettre en œuvre.

Il peut arriver qu’une personne sorte d’un bilan avec une meilleure connaissance d’elle-même, mais que son contexte personnel ou professionnel ne lui permette pas, à ce moment-là, d’engager un changement.


  • Par ailleurs, tous les bilans ne se ressemblent pas :

La qualité de l’accompagnement, la posture du consultant, le temps consacré aux échanges, la place donnée à l’exploration des métiers et à la construction d’un projet concret sont des éléments essentiels.

Un bilan de compétences ne doit pas se limiter à identifier quelques traits de personnalité ou à remettre une liste de métiers possibles. Il s’agit d’un véritable temps de réflexion, qui permet de comprendre son parcours, de valoriser ses compétences, d’explorer des pistes et de définir des prochaines étapes.


  • Enfin, un bilan n’a d’impact que s’il s’accompagne d’une mise en mouvement.

Faire un bilan, ce n’est pas déléguer la responsabilité de son avenir professionnel à un accompagnant ou attendre une réponse toute faite.

C’est choisir de prendre du recul, de mieux comprendre ses possibilités et de devenir acteur de ses choix.

Parfois, le premier changement apporté par un bilan n’est pas immédiat : c’est une nouvelle manière de regarder son parcours et les décisions que l’on souhaite prendre pour la suite.



Idée reçue n°7 : « Je peux faire cette réflexion seul(e) »


Bien sûr, chacun peut réfléchir seul à son parcours professionnel.

Mais prendre du recul sur son propre parcours n’est pas toujours simple, car :


  • Nous avons parfois tendance à minimiser nos réussites, à ne pas être conscient de certaines compétences, à rester centrés sur ce que nous connaissons déjà ou à manquer de temps ou de méthode pour approfondir réellement ces questions.


  • Nous pouvons également avoir des difficultés à repérer certains freins qui influencent nos choix :

    • des croyances sur nos capacités (« je ne suis pas capable de… », ou « je ne suis capable que de ...» ;

    • des habitudes ou des schémas de raisonnement qui nous limitent ;

    • une vision trop restreinte des possibilités qui existent ;

    • la peur de prendre un risque ou de sortir de notre zone de confort.


L’intérêt d’un accompagnement est d’apporter un regard extérieur, neutre et bienveillant.

Le consultant ne décide pas à la place de la personne et ne donne pas une réponse toute faite.

Il accompagne la réflexion grâce à des échanges, des questionnements ciblés et des outils qui permettent de mettre des mots sur son parcours, ses envies, ses besoins et ses priorités.


C’est souvent dans le fait de verbaliser que certaines prises de conscience apparaissent :

« Je réalise que cette compétence que je pensais anodine est en réalité une vraie force. »
« Je comprends mieux pourquoi certaines situations professionnelles me conviennent et d’autres non. »
« Je n'avais jamais pensé à ce qui est vraiment important pour moi dans mon travail ».
« Je pensais que je ne savais rien faire d'autre que ce que je fait à mon travail ».

« Je vois enfin comment relier mes expériences à un nouveau projet. »

Le bilan de compétences crée ainsi un espace pour réfléchir autrement, élargir son regard, explorer des possibilités et passer progressivement de la réflexion à la mise en mouvement.


Envie de commencer à réfléchir par vous-même ?


Répondez à quelques questions pour faire le point sur votre situation professionnelle et identifier vos premières pistes de réflexion.



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Bilan de compétences Grenoble et à distance.
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​Gaëlle COCÂTRE
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